Tu as changé tu sais!

2009 novembre 10
par chipoz

Et oui, ça va changer sur ce blog, et voici ce que je vous propose d’ici les prochaines semaines:

  • changer de l’apparence du blog;
  • réorganisation des catégories de posts pour classer les récits de randos géographiquement (après je ne me suis pas décidé si je classe par région ou département…)
  • apparition d’une nouvelle catégorie où je vous propose des parcours de randonnées atypiques, voir, soyons fous, totalement touristique;
  • un système de classement des tests matos plus mieux avec le label “Chipoz approuve this matos” (avouez que quand même, ça a la classe!)
  • un compte Flickr plus fournis;
  • et pour conclure, des posts albums photos paysage (si j’y arrive et ce n’est pas gagné…

Alors comme on dit par chez nous, sortons nous les doigts du cul et allons y gaiement!

Batterie de tests en un article… c’est comme SEGA, c’est plus fort que toi!

2009 novembre 7

Allez, j’étais en retard dans mes tests de matos, il est temps de me rattrapper:

Tente Dolomite de JAMET (Chipoz approuve this matos):

Au début, lorsque je me suis dirigé au vieux pour claquer 500€ (et Dieu sait que ça fait mal au moment de payer), mon choix était arrêté sur une autre tente de la gamme JAMET, la Granite 4000. Je cherchais alors à avoir une tente une place offrant à la fois légèreté et confort, d’autant plus que j’allais étrenner ma tente lors d’une semaine de trek dans le Queyras.  Manque de bol, il n’y en avait plus et j’ai du revoir mon choix. D’où la Dolomite. Tente bien pratique avec ses deux entrées latérales. Le plafond est bas. Le montage demande un peu d’expérience et de force, surtout pour le plus petit des arceaux. Elle permet de ne pas trop se les peler, sans avoir de condensation à l’intérieur. On trouve aussi à l’intérieur un rangement amovible très pratique au-dessus de la tête pour mettre son téléphone, sa frontale, et tout autre petit objet. Ca permet aussi de mettre son thermomètre pour se rassurer que si on a froid, c’est que ça caille vraiment. La surface au sol n’est pas très importante et le poids de la tente se laisse oublier devant le confort qu’elle apporte. Je ne vous cache pas que le passage de la 2″ de Quechua à la Dolomite s’apparente au passage du tartichoco au nutella. Une très bonne tente donc que je conseille, sans pourtant renier ce que j’ai pu dire sur la 2″.

Lien Au Vieux Campeur: http://www.auvieuxcampeur.fr/nos-produits/tente/randonnee-legere/dolomite.html

Réchaud Camping-Gaz  Twister:

Ca twist à St Tropez

Un jour j’arrêterai le gaz. A voir le réchaud de Mac Lovin, je me dis que l’essence, c’est sehr praktisch! Le problème majeur avec le gaz est que l’on ne sait pas combien il nous reste dans la bombonne. Ce qui fait que j’en ai plein chez moi. Et puis, trouver du gaz en plein milieu de la campagne, c’est toujours plus difficile que de trouver de l’essence. Bref, là n’est pas le débat. Le Twister est pratique à l’utilisation. Tu clipse la bouteille et c’est parti, tu peux te faire des pâtes. En plus, le réchaud en lui même ne prend pas beaucoup de place. A pondérer par la taille des bouteilles. Et c’est là que vient le soucis majeur: la hauteur du bouzin en ordre de combat. Le rendement prend une claque à chaque coup de vent, et trouver l’équilibre sur un terrain pas très plat tient du vrai challenge. Le nombre de fois où l’ébullition de l’eau fait tomber la casserole engendrant un “rahhh, putain de bordel”. En définitive, un matériel non adapté au trek.

Lien Au Vieux Campeur:

http://www.auvieuxcampeur.fr/nos-produits/camping-rando-petit-materiel/rechauds/rechauds-a-gaz/twister-270.html

Chaussures de rando Globo de KAYLAND:

Les Globos au grand air

Chaussures de la semaine du Queyras, mes premières vraies chaussures de trek aussi. La tenue du pied est bonne et le déroulé correct. L’imperméabilisation est bonne, et la matière utilisée par KAYLAND est vraiment bonne, surtout couplée à de bonnes chaussettes. Je ne les avais pas cassé avant de partir pour ma semaine et à part une ampoule, je n’ai pas eu de soucis majeur. Je sais, j’étais con de faire ça. Le grip sur sol sec est impressionnant mais je ne connais pas les autres modèles de cette gamme. En revanche, le grip sur sol mouillé (plutôt rocher mouillé) m’a valu une bonne chute, et la confiance s’effondre dans les chaussures dans un pierrier par mauvais temps, même si la structure de la chaussure permet de se protéger un peu des pierres. J’hésite encore à conseiller ces chaussures, qui me paraissent de bonnes estivales. On verra cet hiver.

Lien au Vieux Campeur:

http://www.auvieuxcampeur.fr/nos-produits/chaussure/chaussure-de-grande-randonnee/globo.html

Attention, ça va changer!!

2009 novembre 5
par chipoz

Hey bande de gnoufs!

Je conçois que je ne bouge plus trop mon gros cul en ce moment sur les chemins de la baroude et je m’en vas t’expliquer pourquoi: c’est que je prépare un bon gros trail dont Hergé a le secret. Depuis qu’il me l’a mis profond sur mon terrain, c’est à mon tour de jouer sur le sien. Et croyez moi mes amis, ça fait mal de reprendre la course à pied. Bon, j’ai jusqu’au 5 décembre pour m’entraîner. Sur ce, ne vous impatientez pas (si c’est le cas, sinon il faut que tu t’impatientes), je reviens très vite sur les sentiers.

Au fait, je t’ai pas dis, mais va voir le blog du copain Kurt: http://lemonde2kurt.wordpress.com/

Je suis sur que ça lui fera plaisir

The Chamoulox’s path

2009 octobre 25
par chipoz
Carte Les monts du Cantal – IGN (perso je ne l’ai pas consulté sur celle là)
Durée 1 journée
Distance Un peu moins de 20km
Difficulté 3/5

Photographie :

Menu du jour

Menu du jour

Le Puy Mary sans la neige

Le Puy Mary sans la neige

Une vue comme ça, au gré du chemin

Une vue comme ça, au gré du chemin

The path

The path

Ici commence le territoire du chamoulox

Roche Taillade vu de loin (parce que vu de près, cest pas pareil)

Roche Taillade vu de loin (parce que vu de près, c'est pas pareil)

Premier chamoulox de la journée

Premier chamoulox de la journée

Une jolie pierre

Une jolie pierre

Le village de chamoulox

Le village de chamoulox

Un coup de gaz

Un coup de gaz

Ca sent le Seigneur des Anneaux par ici!!

Ca sent le Seigneur des Anneaux par ici!!

Ouech Ouech de la montagne

Ouech Ouech de la montagne

Vue depuis la sieste

Vue depuis la sieste

Dernier chamoulox de la journée

Dernier chamoulox de la journée

Et dernière vue de la journée

Et dernière vue de la journée

Récit :

La saison étant repartie sur les chapeaux de roue, il me fallait trouver une randonnée digne de ce nom. Quand même ! C’est pas que je n’aime pas me foutre de votre gueule (non sérieusement, j’aime bien), mais de temps en temps, il faut arrêter le laxisme et se sortir les doigts du cul. Alors aujourd’hui, ça sera ligne de crête, dénivelé de malade et plein de kilomètres dans ma face… en solitaire bien sûr.

Normalement, je devais me lever super tôt, profiter du décalage horaire, et arriver juste pour le lever de Soleil sur la ligne de crête. Mais dormir avec Mlle Chipoz n’aide pas à réaliser ce genre de plan (je l’ai vu, elle a éteint discrètement le réveil !!). Du coup, vous devrez revenir pour le lever de Soleil. Départ donc à 10h30 (wooo !!) depuis le Pas de Peyrol (depuis le temps que je vous en parle, vous devez connaître) direction le Puy Violent par la ligne de crête. On voulait le faire fut un temps avec Mac Lovin, mais avec le vent qu’il y avait, plus la pluie et les gros sacs de treks, on avait décidé de reporter. Du coup, je profite que la neige ne soit pas encore là pour voir si on avait fait nos fiottes à ne pas y aller, ou si on avait eu raison… et on a eu raison. (comment je te casse ton moment suspense, t’as vu ?)

Se taper la partie sur la route pour atteindre depuis le Pas de Peyrol jusqu’au sentier, ce n’est pas ce que j’ai connu de plus transcendant dans ma vie. Déjà qu’avec de la neige, c’est limite, alors sans… Mais une fois que le sentier a été atteint, j’ai pu enfin déployer le maximum de mon potentiel de baroudeur, qui en l’état actuel (j’ai du mal avec écrire au passé ou au présent donc faîtes abstraction) des choses est très limité. Entre les bières, les raclettes et le petit rhum, heu rhume qui pointe son nez dans le mien, ma forme physique n’est pas au top d’elle-même. C’est comme si j’avais trois tonnes sur le dos : tu forces comme un con mais t’avances pas plus. Avec les vaches qui te regardent en chier comme un russe (attention, un digne de ce nom quand même), ça donne un petit cachet à la situation ma fois, bien pittoresque. Bref, j’avance, j’avance et paf, une échelle (voir la photo). Même pas complète en plus. Je me dis sur le coup que ça sent le coup de trafalgar. Que l’on voudrait me le faire à la chinoise que je ne saurai pas étonné. Je passe cet obstacle haut la main (ça vaut mieux que haut les pieds) et tombe nez à nez avec un putain de chamoulox. Mais alors, un putain de chamoulox. Normalement le truc, c’est quand tu vois un chamoulox en rando, t’es super content. Mais genre, super content quoi. Bref, j’étais super content et patatra, trois chamoulox, puis dix. Genre là, si t’es super content pour un chamoulox, que dire pour quatorze… putain il est où mon fusil !

Une fois la première période chamoulox passée, j’attaque la période aérienne du parcours, celle qui me fait pensée que passer là-dedans avec des gros sacs aurait été chaud. Parce que sans gros sac, c’était déjà bien funky. Mais je passe (wahou je suis trop fort) et me trouve devant le Puy Violent (je n’y vais pas je connais) pour manger. Le temps de finir mon hachis Parmentier lyophilisé (hum les petites boulettes de viande) et de voir un mec sorti de nulle part avec son 4×4 que je suis déjà sur le chemin du retour. Je me décide à faire un peu de hors sentier… je suis d’accord avec vous, quand je décide à faire du hors sentier, c’est du grand n’importe quoi. Rester bloquer dans une pente de pierres mouillées par un petit cours d’eau, se faire courser par des vaches, voir que l’on doit tout remonter la dernière demie heure parce qu’on est bloquer… ce genre de choses quoi… je vous passe les détails, regarder le KML sur Google Earth si vous voulez en savoir plus…

Bon, une fois le sentier retrouvé, une petite sieste bien salvatrice, encore des chamoulox, puis un chasseur de chamoulox équipé d’un appareil photo… c’est bizarre, je n’ai pas vu de péons aujourd’hui, ce n’est pas normal ça… Ah bah non, on m’avait gardé le meilleur pour la fin. Ils sont tous là, façon concentré.

Bref une bonne journée de baroude. Prochaine épisode dans au moins trois semaines maintenant, parce qu’il faut voir la famille un peu. Mais vous inquiétez pas. Il va y avoir bientôt plus d’infos sur mon blog…

Rando Cerdienne dans le Cézallier

2009 octobre 25
par chipoz
 
Carte IGN 2534 OT
Durée 1 journée
Distance Un peu moins de 25km
Difficulté 3/5

 Photographie :

 

Vue depuis le campement au petit matin 

Vue depuis le campement au petit matin

Au coeur de laction Au coeur de l’action
Le Cézaillier, ses volcans, son herbe, ses vaches Le Cézaillier, ses volcans, son herbe, ses vaches
Attention, là, cest sale! Attention, là, c’est sale!

Récit :

L’homme est de nouveau de retour sur les terrains d’Auvergne. Cela fait longtemps que ses Globos n’ont pas écrasé de la bonne et tendre végétation sur les hautes terres du Cézallier. L’heure de la revanche a sonné…

Hey bande de gnoufs, me voilà de retour. Ha, vous pensiez que ce blog allait mourir comme d’autres blogs le font chaque jour. Que nenni! Vous êtes des sacrés mauvaises langues quand même. Bon, je sais que personne ne se dit ça mais pour flatter mon ego, je vais faire comme si. Je reviens donc après une petite pause sur les sentiers et cette saison 2009-2010 commence avec une sortie touristique de péons sur les plateaux des vaches auvergnates. 9 bons gros péons triés sur le volet et moi et mon chapeau: une bonne recette?

Mais avant de poursuivre ce magnifique récit, qu’est-ce qu’un Cerdien ? Un Cerdien est une personne étudiant au Cerdi… je vous vois venir, vous vous demandez ce qu’est le Cerdi ? (qui a dit une bonne blague ? je ne vous permets juste pas…). Et bien, vous pouvez prendre vos petites mimines et demandez à votre ami internet, on n’est pas chez Wikipédia ici… non mais oh !

Le programme du week-end est un campement le samedi soir pour un réveil matinal le dimanche avec 20km de marche devant nous. Je profite de l’occasion pour parfaire ma connaissance du terrain et je choisis alors d’aller dans un coin que je ne connais pas trop. Le campement est alors choisi au hasard sur la carte IGN. Un champ à l’abri de tout regard et bien isolé pour faire du bruit en toute tranquillité, sans trop se méfier. On trouve un champ (qui n’est pas celui désigné initialement parce que je tenais la carte) qui semblait pas trop mal à part que ça caillait pas mal. Manque de bol, on voit que des vaches montent depuis le village de Cureyre dans notre direction. Le temps de sortir la Panda du champ et on reste bloquer pendant un quart d’heure, temps nécessaire au troupeau de sentir les voitures et de se décider à entrer dans le pré. Bien sur, une fois ceci fait, la nuit est tombée. Commence alors la recherche d’un pré sans vache, recherche qui employa tout le potentiel de la Panda, avec un pare choc arrière mort au combat. Finalement, on en trouve un, et on monte les tentes. Il est 20h, on devrait déjà avoir monté le campement depuis 1h30… Chipoz, tes organisations sont toujours aussi géniales ! (ouais mais ça rajoute un petit peu de piment à l’aventure)

Le campement étant enfin en place, il est temps de festoyer ! Bon, je ne suis pas un grand partisan du soulage de gueule en beuglant comme des veaux en plein milieu de la nature, mais on supporte. Et puis ça réchauffe de boire un petit coup, car avec le vent et la pluie présents, on sent que certains niveaux de motivation chutent de façon dramatique. On commence à entendre des phrases dans le peloton qui font penser que demain ça va capoter. Mais non, après un repli stratégique dans la grande tente quatre places alors que l’on est dix, on se réchauffe. Et puis Météo Gland annonce une amélioration le lendemain.

Amélioration peut être mais ça caille toujours autant, surtout au réveil. Le temps de se réveiller, boire un café, plier le matériel, ranger le tout, il est dix heures… à les péons, vraiment une espèce à part. Le paysan arrive et lâche ses vaches dans notre pré, juste lorsque l’on sort. Allez hop, sac sur le dos et c’est parti pour 20km de marche, le temps de faire une bonne boucle.

La boucle (dont le fichier GPX est disponible en téléchargement) est vraiment sympathisch. Surtout avec les couleurs d’automne. Au final, j’ai de bons péons qui marchent bien et qui ne se plaignent presque pas. Il y avait bien un mouton noir dans le troupeau, demandant à quoi ça sert de monter pour redescendre (alors que moi, je me pose plutôt la question inverse). La pause de midi est bonne pour tout le monde : on profite du temps libre pour faire une micro sieste et envoyer quelques missiles (comprendre vannes) judicieusement placés. La fin de parcours est la partie la plus magique car totalement hors sentier, avec le fameux : On va où ? On coupe dans cette direction. On a alors eu droit à de la descente dans des feuilles mortes avec un cantalou rappelant son chien (Voyou ! Voyou !), de l’enjambement de barbelés (au moins une dizaine) et de bons passages à travers champ.

Au final, ce n’est pas 20 mais un peu moins de 25km dans les pattes. La balade s’est transformée petit à petit en rando, et j’avoue que je me suis bien marré. Mieux que mes colocs ces péons là. En plus, ils m’ont classé Guide niveau Indiana Jones, et randonneur professionnel… heureusement que Mac Lovin n’était pas dans le coin !

Nouvelles du front

2009 septembre 23
par chipoz

Heu Chipoz, comment tu ne postes plus rien sur ton blog. Mais oui, c’est vrai, voilà un moi que je n’étais pas revenu. Va falloir corriger tout ça, et surtout que je me remette à faire des randos digne de ce nom. Non pas que je n’en fais plus, mais je fais découvrir aux locaux les charmes de leur région. Et comme je vous en ai déjà parler, je vais pas me répéter. Alors patience, la rando bien sauvage arrive bientôt…

PS: je tiens à dire aux gens qui viennent ici uniquement pour voir des photos de nudistes… et bien excusez-moi, je trouve ça un peu border…

PSS: je ne vous l’avais pas dis: Mr POMME est de nouveau sur un sommet en pleine méditation. Indice: c’est en Auvergne. Alors regarder bien en haut des volcans et écrivez nous si vous le retrouvez…

Road trip in Czech Republik

2009 août 24
par chipoz

Trois semaines avant le jour J, discussion entre Denis (un collègue du travail) et moi :

-       Tu sais toi où c’est la Tchéquie ?

-       Heu, tu sais, moi je mettais Limoges en Alsace alors la Tchéquie, j’aurai tendance à dire que c’est à l’Est.

-       Ouais, ça doit être de l’autre coté de la Hongrie.

Après avoir regardé sur Wikipédia :

-       Merde dis donc, c’est juste à côté de l’Allemagne, les cons !

-       Putain de merde, faut qu’on aille voir ça !

Ce jour là, soit un peu moins de trois semaines avant de partir dans la BX rouge de Denis, on se décide de partir à la rencontre de nos voisins tchèques, situés à seulement 1200km de Clermont-Ferrand, parce que nous nous sentions un peu honteux quand même de ne rien savoir sur eux. L’idée de départ était de remplir la voiture de Coca-Cola, de Prince, d’aller à Prague le premier soir et d’essayer de rencontrer des gens dans la rue pour aller ensuite dormir chez eux (ou du moins essayer). Au cas où, nous avions quand même pris la tente et les duvets…

Premier jour, Plzen : « Voiture ? Tchèque ! Prince ? Tchèque ! Coca ? Tchèque ! Ok, let’s go ! »

Nous voilà donc partis en ce matin du 13 août 2009. Il est 7h00, et j’ai un peu la tête dans le cul. On part direction Prague, ne savant pas où nous allons dormir cette nuit. De toute façon, on s’est préparés psychologiquement à aller camper. On a quand même imprimé les mails des personnes du site CouchSurfing ayant répondu à nos requêtes.

On file donc direction Chalon-sur-Saône, puis Mulhouse, Freiburg, Nürnberg et Praha. Le compteur compte 261 023km. Le plein est fait. Les affaires sont organisées dans des caisses distinctes. Ca sent l’organisation là-dedans, ce qui contraste pas mal avec le fait que l’on part à l’arrache.

On s’arrête à Besançon pour faire un arrêt au stand et déjà on se fait remarquer. On a décidé de porter des chapeaux tout le long de notre trip pour attirer les gens curieux. Ca facilite l’intégration. On mange vite fait une tomate sur le parking du Carrefour local et on appelle nos contacts. Une personne répond que ce soir c’est possible. Direction Plzen, dans l’ouest du pays, pour rencontrer Pavel et ses amis.

Denis en Allemagne : « Putain, dès que tu te rabats dans ce pays à la con, tu te fais baiser ! »

Pour pouvoir rouler sur les autoroutes tchèques, il vous faut avoir une vignette. Première chose que l’on apprend, c’est qu’en Tchéquie, ils n’ont pas encore l’Euro, mais la couronne tchèque (le taux est de 1€ pour 25kc). Bon. Du coup, on n’a pas de couronne pour acheter la vignette, mais la madame de l’autre côté de la vitre nous trouve sympathique et nous autorise à payer en euro, avec un taux de change idéal de 1 pour 18. Roh la salope ! Premier contact avec le pays de destination, et on se fait baiser. Qu’est-ce que ça va être ensuite ?

On arrive à Plzen à 19h. 12h de route dans les pattes, ça flingue un peu. On rencontre Pavel et son pote Joseph qui parle français. Pavel comprend aussi un peu le français. La transition va donc pouvoir se faire en douceur. Quoique, la douceur, ça commence par Pavel qui nous dit : « Ok, first thing, you have to drink a beer ! ». Aïe aïe aïe. Le ton est donné. La République Tchèque est le pays où l’on boit le plus de bière par habitant, soit 185L par an, contre 160L pour l’eau. On arrive dans un bar où la tireuse est sur la table (génial) et on goutte notre première bière. Elle n’est pas aussi forte que la belge (basse fermentation qui disent) mais elle est meilleure que l’allemande. Joseph essaye de nous faire croire qu’ils ont une spécialité à base de caniche mais je suis le seul à tomber dans le panneau et à avoir envie d’essayer (il paraît qu’ils ont même des fermes d’élevage). Pavel nous informe que son coloc va arriver et qu’on ira ensuite voir la ville en limousine. Quoi une limousine ? Mais on est tombé où là ? Une sacrée bande de déconneurs ce soir là, puisque la limousine est un Barkas 1000, une espèce de camionnette avec un moteur 2 temps d’un litre, à la mélodie si pétaradante. On peut même voir le moteur depuis l’intérieur en soulevant une trappe.

Il nous emmène voir un point de vue de la ville et on va ensuite faire le plein de liquide au supermarché, avant d’arriver chez Pavel, en ayant au préalable (vous suivez ?) récupérer une amie de Joseph répondant au nom d’Adela. La suite ? On mange Denis et moi, on boit tous ensemble, on discute de tout et de rien, de Boris Vian et Didier Super, on boit de l’alcool de poir…………[un trou de conscience, il paraît même que j’ai mangé un bout de poire qui mariné dans l’alcool]……nal aller se coucher. Il est 4h du matin.

Deuxième jour : de Plzen à Zlin : « C’est cher, mais j’en veux deux »

Réveil à 9h. Bien dormi mais peut être pas assez. Tout le monde a une tête dans le brouillard, tout le monde a trop bu ou tout au moins trop de boissons différentes. Les mélanges, ça vous tue un homme. Petit déjeuner avec douche permet de retrouver un bien être précaire mais quand même présent. On visite la ville avec le colocataire de Pavel (désolé, j’ai oublié le prénom, honte à moi) avant de manger une pizza avec lui et sa copine. Il nous propose de rester encore un jour car il y a une autre fête le soir même et là Denis sauve notre honneur en inventant le concept du trip : « one day, one place ». Bon, il ne nous reste plus qu’à trouver un autre endroit où aller. Un contact se concrétise à Zlin. Le colocataire (hum… Mister X ?) nous dit qu’il n’y a rien à voir et à faire à Zlin. Du coup, on est ultra motivé à aller sur place. Le temps de dire au revoir à Pavel (qui bossait ce jour là et je n’aurais pas aimé être à sa place) et nous voilà partis vers Zlin, totalement à l’Est du pays.

Sur le voyage, on passe près des villes de Praha (ça doit être d’ailleurs la fois où l’on est passé le plus près) et de Brno. Entre les deux villes, l’autoroute est assez immonde avec des dalles de bétons qui ont mal vieillis et du coup, des bosses tout le long du parcours. Le tableau de bord s’en donne alors à cœur joie, déjà qu’à la base, il est assez excité… hein Denis ? On arrive à Zlin tant bien que mal. C’est une jolie ville mais on sent déjà un passé industriel important et surtout que… ha tiens, le voyant de la batterie s’allume… tin merde !

Notre contact CouchSurfing à Zlin s’appelle Vera. On l’attend devant une banque ressemblant étrangement à la société générale en France. Un groupe au loin nous fait des signes pendant que Vera nous parle au téléphone et nous demande si on la voit. « Merde, elles ont douze ans » me dit Denis en voyant des jeunes au loin nous saluant. Bon bah, on y va. En fait, les jeunes nous saluent à cause de nos chapeaux et ils se tirent quand on arrive vers eux. On ne comprend plus rien du tout. En fait, Vera est sur l’autre trottoir avec ses amies. On a juste fait peur aux jeunes.

Direction chez Vera qui nous apprend des mots en tchèque, nous fait boire (on commence à chopper le coup ^^), nous parle de ses voyages et de son pays. De notre côté, on leur apprend à ouvrir une bouteille de vin avec un tire-bouchon, on leur parle de notre trip. Elles (Vera et ses amies, tu suis ou quoi ?) nous emmènent sur le plus haut gratte ciel d’Europe Centrale (16 étages) pour nous montrer la ville. Zlin est l’ancienne ville où Bata (la marque de chaussures) a fait ses débuts. Un peu comme Clermont-Ferrand avec Michelin sauf que Bata, lui, il est parti en Thaïlande. On se sent un peu comme chez nous dans cette ville. On file ensuite direction un club pour aller écouter du Drum’n Bass, trouver un gars qui fait du Beat Boxing comme tu n’as jamais entendu, et se prendre des taules au baby foot (elles ne jouent pas avec les vraies règles aussi). Retour ensuite chez Vera vers 2h du mat’ par un parc. « Vous devez vous sentir fier de passer dans ce parc ! » nous dit-elle. Oui oui, on se sent fier, mais plus fatigués en fait. On s’enrôle ensuite pour notre première vraie nuit dans le pays.

Troisième jour : de Zlin à Tisnov : « How long do you stay ? » « One day, one place and tomorrow is an other day ».

Lever à 11h. Ca fait du bien de dormir. On file chercher notre petit déjeuner dans la voiture (on est comme ça nous, on ne s’intègre pas le matin, c’est trop sacré). Nom de… la cuisine est verte pétante. Véra nous explique qu’elle la voulait rose bonbon, suite à un accident de Coca qui a ruiné ses anciens murs. Mais le rose coutait trop cher donc c’est devenu du vert. On lui prépare un petit café dont j’ai le secret, et apparemment, c’était un peu beaucoup trop fort pour elle. Elle nous explique aussi qu’ici, on ne fait pas la bise à moins d’être extrêmement proche et que serrer la main est valable aussi pour les demoiselles. Ca explique beaucoup de choses…

On la quitte à 13h30 pour visiter Zlin en plein jour, manger un kebab vietnamien et se diriger ensuite direction Tisnov, une ville de 7000 habitants à côté de Brno. Arrivée sur place, on espère que le contact local nous appelle mais des soucis de communication amènent à ce qu’on doit camper ce soir. Avant cela, on assiste à un meeting politique des sociaux démocrates du coin, on essaye de parler allemand avec une vieille dame dont on ne comprend pas l’accent, on se dirige vers Dolni Loucky où l’on bouquine un peu. On trouve ensuite une colline sur laquelle on campe. On se fait un petit feu bien sympathique et des bonnes pâtes. On entend au loin un feu d’artifice et des champs. Merde on rate un truc là. Tant pis demain, on va à Trebic à l’ouest avant d’aller à l’extrême est du pays, dans la ville d’Ostrava. Il parait qu’il n’y a rien à voir là-bas.

Quatrième jour : de Tisnov à Ostrava.

On se lève tôt ce matin, pour aller voir la ville de Trebic. On ne comprend pas. Hier, samedi, personne ne travaillait et aujourd’hui dimanche, on voit beaucoup de monde qui bosse… c’est quoi ce bordel ? Ah oui, bordel se dit aussi en tchèque. Faîtes gaffe ! On repart ensuite direction Ostrava. On remarque qu’il n’y a pas d’aire de pique-nique sur la route, du coup, on doit manger le midi comme des pouilleux à côté d’une station service. Il fait chaud aujourd’hui. Arrivée à Ostrava, personne dans les rues. La ville est jolie, mais les grandes rues vident nuit un peu à l’ambiance générale. On constate alors qu’il n’y a rien à faire ici, hormis visiter l’ancienne mine. Ce soir, on doit aller dormir dans une famille dont la fille, notre contact, s’appelle Martina. Cependant elle n’arrive qu’à 22h ce soir. Tant pis, on se dirige vers chez elle vers 16h. Denis essaye de démarrer… plus de batterie. A partir de maintenant, il faut pousser pour démarrer. Ca durera jusqu’à la fin du trip. On arrive au sein de la famille. Les parents nous parlent un peu de la ville, nous montrent la chambre, ça va être long jusqu’à ce soir. Gabriella, la cadette nous propose d’aller de venir avec elle et ses amis se baigner dans la rivière. On se décide à les suivre.

Houlà. L’intégration dans le groupe est difficile, surtout avec les gars. On se repose un peu tout en discutant. On file ensuite direction la maison pour prendre une douche et manger local. Et là c’est le choc. On s’aperçoit que l’on n’a pas vraiment la même vision du CouchSurfing. Eux, c’est le père qui gère le tout en mettant ses filles devant et en dictant les mails. Putain de merde. Bon demain on se tire, et puis bon, ils nous ont bien aidés quand même avec notre batterie. On dort avec un Chinchilla dans la chambre. Ils nous disent qu’il ne fait pas trop de bruit… mais ils savent qu’il chante pendant la nuit ce truc ?

Cinquième jour : d’Ostrava à Pardubice.

Petit déjeuner un peu plus convivial. Les parents ne sont plus là et on peut enfin discuter un peu avec des filles un peu plus débridées. Elles nous donnent un contact pour essayer de réparer notre alternateur (le truc qui recharge la batterie en temps normal). Duda qu’il s’appelle. On le trouve mais il nous dit que la voiture doit rester immobilisée trois heures et que ça coutera 150€. Heu, non en fait. On redémarre en poussant pour se diriger vers Pardubice où notre contact local est Corinne, une française qui bosse à l’alliance française depuis 5 ans. L’alliance française est une association qui donne des cours de français aux locaux. En l’attendant, on visite la ville, mange au Mac Do qui coûte aussi cher que si on mangeait dans un vrai restaurant et on va lire dans un parc. Elle arrive, on discute, on mange et on va voir un film (une daube) français diffusait en plein air. On rencontre un de ses collègues tchèques bien sympathique qui nous apprend d’autres mots. A l’entracte, un orage nous fonce dessus. On va se réfugier dans un bar avant de retourner chez Corinne pour manger ses chocolats et jouer comme des gamins avec ses casses têtes. Corinne nous apprend pas mal de chose sur la vie en Tchéquie. Saviez-vous que le salaire moyen est un peu moins de 500€ ? Du coup, si les restos ne sont pas chers pour nous, ils le sont pour eux.

Denis : « comment on dit moustique en tchèque ? »

Tchèque (oui, j’ai oublié aussi son prénom) : « Komar »

Romain : « ça je vais le retenir facilement, c’est comme connard avec un m »

Sixième jour : de Pardubice à Hradec Kralové : « oh putain des touristes ! »

Notre prochain contact est à Hradec Kralové, à 30km au nord de Pardubice. Il nous faut déplacer la voiture de 150m pour éviter le sabot. Comme on est con, au lieu de la pousser, on veut la démarrer. On rate trois fois avant de réussir à la démarrer dans la rue à contre sens. Avant le petit déjeuner, c’est rude. On prend le matin pour visiter le château de la ville et manger avec Corinne, Guillaume, un jeune auvergnat bossant à l’alliance et le pote tchèque d’hier. On mange du camembert fris avec des frites, c’est sympa. Et ça ne nous coute vraiment pas grand-chose.

Ok, direction Hradec Kralové. On arrive au bord de la ville et on gare la voiture dans un coin pour prendre le bus. On a envie d’essayer. Toutes les villes sont équipées de trolley bus, c’est marrant. Ca contraste pas mal avec la vision à Ostrava des gens qui jettent leurs déchets dans l’eau. On visite la ville, prends des photos et cherche un endroit où dormir, le contact local semblant nous faire faux bond. On tombe sur nos premiers touristes qui sont deux suisses. On va au parc pour essayer de trouver quelqu’un mais personne. On retourne à la voiture et on retrouve les deux suisses. On discute un peu avec elles avant d’apprendre qu’elles sont au camping du coin. Bon allez pourquoi pas ?

On file donc au camping après avoir fais le plein de vivre au supermarché du coin. On tombe là-bas sur un couple de vieux belges qui nous tapent la discute, on monte la tente et on fait le tour du camping. Les suisses n’arrivent que dans une heure, on a encore le temps. On constate que le camping est un peu hors concept en fait, puisque l’on se retrouve au milieu de pleins de touristes. Tant pis, maintenant qu’on y est. Elles arrivent tant bien que mal (qui a dis que les suisses sont lents ?J) et on passe la soirée ensemble, qui se finira sur de la tisane tchèque totalement immonde. Le problème avec les suisses, c’est qu’ils parlent toutes les langues que nous parlons. Elles en avaient une autre que l’on ne comprenait pas. Impossible pour Denis et moi de parler sans qu’elles comprennent alors qu’elles le pouvaient. Ce n’est pas drôle ça.

Septième jour : de Hradec Kralové à Dolni Loucky. « He’s the driver, I’m the pusher »

7h du matin. Un gamin tourne autour de la tente en criant « Mamek mamek !! ». Du coup, on se réveille dans une humeur plutôt… je n’aime pas les gens. « Mamek, mamek, bah tiens pfou pfou (bruit de silencieux imité avec succès) ». Denis me dit de faire gaffe, c’est plutôt international comme son. On prend notre petit déjeuner au milieu de cadavres de guêpes que Denis tue, et des mameks locaux. Les suisses ne se lèvent bien plus tard que nous. On traîne un peu sur place, en jouant à la pétanque et en leur apprenant à jouer. Les tchèques nous regardent en se demandant à quoi on peut bien jouer (ne mens pas, je le sais que tu te demandes). On quitte les suisses qui vont vers Olomouc, pour retourner à Dolni Loucky, ayant repris contact avec notre contact (joli !) là-bas.

On trouve Eva dans un tout petit village perdu au milieu de nulle part, dans une charmante petite maison. On se fait encore chambrer sur le fait que les français ne prononcent jamais les « h » en anglais, et que du coup, c’est difficile de savoir si l’on a faim ou si l’on est en colère. Un autre couchsurfeur doit arriver dans la soirée, un américain répondant au nom de Cameron. On laisse Eva manger pour aller marcher autour de chez elle. On trouve un plagia de ranch américain vraiment bien fait pas très loin, puis une magnifique vieille forêt nous ramenant au moyen âge. On retourne à la maison pour passer une soirée très instructive avec Cameron (qui ne parle que de grands espaces (mon premier américain en vrai)), Eva et Angie, le petit copain d’Eva. Denis communique mieux que moi, car le niveau d’anglais est un peu élevé pour moi et je ne comprends tout qu’avec une minute de retard. Pour la spontanéité c’est raté.

Huitième jour : de Dolni Loucky à Ceské Budejovice. « See you somewhere, somehow, someday ».

Dernier jour en Tchéquie. On déjeune avec Eva à qui on fait essayer le petit déjeuner à la française avant de la laisser pour rejoindre la région de Ceské Budejovice. Les touristes sont de retour, aie aie aie. On fait recharger notre batterie chez Citroën (gratuitement attention) le temps d’une pré visite rapide de la ville. Mais pas assez longtemps pour avoir une batterie pleine. On visite le coin avant de retrouver Gabrielle, une française en stage dans le coin. On se repose chez elle le temps qu’elle finisse le boulot pour ensuite aller boire et manger en ville puis assister à un concert de toulousains. Ils se donnent à fond les gars, ça fait plaisir. Gabrielle nous parle de sa vie sur place et de son boulot. On passe une bonne soirée avant de retrouver un lit et de se préparer à revenir en France.

Neuvième jour : Go back to France.

On part à 7h du matin. Aujourd’hui est prévu plus de 12h de route avec une batterie morte. On a contre nous la police tchèque car on doit rouler les phares allumées en Tchéquie, la météo qui annonce de la pluie (et pas de batterie, pas d’essuie glace), le temps de parcours car on doit arriver avant la nuit. Ca commence à faire beaucoup. D’autant plus que ce matin, il y a du brouillard. Et puis avec deux pleins à faire sur le parcours, il nous faudrait redémarrer deux fois. Et donc pousser.

Cette journée se passe comme dans le film Apollo 13. A peine que tu as résolu un problème qu’un autre survient.

On sort de République Tchèque en croisant plein de fois la police qui ne semble pas décider à nous arrêter. On doit trouver des stations services en pente mais on s’en sort. En Allemagne, on rencontre un orage violent qui poussent les allemands à attendre sur la voie d’arrêt d’urgence avec les warnings (et nous, on n’a pas trop d’essuie glace en fait). Après cet orage, on croit avoir récupérer notre alternateur mais pas assez longtemps en fait. On continue sans rencontrer trop d’orage en Allemagne, ainsi qu’en France. Arrivée en Alsace, un second plein est nécessaire. Cette fois-ci, on rate le premier démarrage et on bloque tout le monde. Va falloir faire un démarrage en marche arrière que l’on réussit. Maintenant la montre rentre dans la partie. Et là Denis me dit «  Au fait, y a pas une électrovanne qui contrôle l’arrivée de gasoil dans le moteur ? » « Heu, c’est la merde là ». Le voyant d’ABS s’allume pour nous indiquer qu’il n’a plus assez d’énergie pour pouvoir fonctionner. Ca craint ca craint ca craint. On sort de l’autoroute et premier arrêt brutal de la voiture à cause de l’électrovanne. On pousse la voiture pour la mettre sur le bas côté avant de chercher quelqu’un avec des câbles. On trouve une femme qui accepte de nous aider. On redémarre juste et on file, parce qu’il faut que l’on arrive avant la nuit. Mais la batterie n’a pas le temps de se recharger en deux minutes de charge. On tombera en panne en tout quatre fois mais on peut rallier Clermont. En arrivant, chez Denis, plus rien ne fonctionne dans la voiture. L’appuie sur la pédale de frein finit de vider la batterie. On est arrivée après 14h de route. Quelle aventure. Mais un road trip sans panne de bagnole n’aurait pas été un vrai road trip.

Au bilan ?

La France. Pays du croissant et du bon café. Pendant longtemps, j’avais souhaité revenir chez moi et maintenant que j’y suis, je me sens bizarre. Une folle envie de repartir à l’aventure plutôt qu’au boulot. On a vraiment vécu une expérience incroyable au contact de pleins de gens intéressant. Visiter la République Tchèque sans Prague, ça s’est du tourisme alternatif. Alors je remercie toutes les personnes qui nous ont aidés durant notre voyage découvert, et j’espère pouvoir un jour vous rendre la pareille. Tiens c’est bizarre, je n’avais jamais remarqué qu’en France, les gens souriaient…

Le compteur indique 265 098km, ce qui nous fait un road trip d’environ 4100km.

Im a poor cowboy

I'm a poor cowboy

Vivres

Vivres

La bande de Pavel

La bande de Pavel

Réunion de crise

Réunion de crise

La fameuse limousine

La fameuse limousine

Plzen

Plzen

Plzen

Attention, ça va passer au vert!

Attention, ça va passer au vert!

Plzen
Zlin

Zlin

Chez Vera

Chez Vera

Une cuisine verte

Une cuisine verte

Brochette de tas de boue

Brochette de tas de boue

Le plus haut gratte ciel dEurope Centrale

Le plus haut gratte ciel d'Europe Centrale

Un moulin

Un moulin

Tisnov

Tisnov

Attention, la gare...

Attention, la gare...

Premier bivouac

Premier bivouac

Trebic

Trebic

Ostrava

Ostrava

Pub local

Pub local

Un nouveau concept de vente

Un nouveau concept de vente

En Tchéquie, on roule phares allumés

En Tchéquie, on roule phares allumés

Quel beau pays!

Quel beau pays!

Pradubice

Pradubice

Chez Corinne

Chez Corinne

Mesdames et messieurs, un tchèque

Mesdames et messieurs, un tchèque

Hradec Kralové

Hradec Kralové

Premier camping

Premier camping

Chez Eva

Chez Eva

Ceské Budejovice

Ceské Budejovice

Chez Gabrielle

Chez Gabrielle

Wildisch Baroudz (ou le Tour du Queyras en six jours)

2009 août 9
par chipoz
Carte Paix à son âme, elle est morte noyée (plus d’infos sur http://www.gr58-tour-queyras.com/)
Durée 6 jours
Distance Beaucoup
Difficulté Hardi petit (une moyenne de 1000m de D+ par jour)

Trouver une introduction digne de la rando que je viens de vivre… ça va être dur tellement c’était riche en émotions. Alors comment synthétiser tout ça… CHOPPE LA 12 !!

Écoute ça pendant la lecture:

Photographie du jour 1:

Vue sur le départ

Vue sur le départ

Remerciement au sponsor

Remerciement au sponsor

Blaireau montagnard

Blaireau montagnard

Vue sur larrivée

Vue sur l'arrivée

Premier campement

Premier campement

Premier torrent

Premier torrent

Récit du jour 1:

Ayé (verbe du premier groupe), nous sommes au point de départ, à Ceillac exactement, parés pour une semaine de rando autour du massif du Queyras. Nos sacs sont remplis de bouffes lyophilisées et autres gadgets du genre, qui amènent les sacs à une masse approximative de 17,57kg. C’est l’occasion pour moi de tester ma nouvelle tente Dolomite et mes nouvelles Goldo (ils auront des articles de test plus tard). Le premier jour consiste à monter au col des Estronques à 2651m (Ceillac est à 1639m), puis à redescendre sur St Veran à 2020m. Il est 13h30, on a un Mac Do dans le bide, ok let’s go !

On arrive tranquillement au col, juste le temps de commencer à ruiner nos épaules et nos pieds, à voir nos premières marmottes et déjà on redescend sur St Veran. Pas très excitante comme première journée. On commence à se demander si les étapes ne sont pas un peu sous dimensionnées puisqu’on commence à chercher un endroit où dormir dès 17h. On en trouve un, au bord d’un torrent, avec une belle prairie en pente. Ah, cette première nuit… ça caille, on glisse dans les tentes, bref, on a connu mieux.

En revanche, on n’a vraiment pas l’impression de partir pour une semaine hormis par le poids du sac. Serait-ce l’expérience qui parle ?

Non, j’ai cueilli un cheeseburger, j’ai eu du bol et puis voilà!

Photographie du jour 2:

Vue lors du deuxième matin

Vue lors du deuxième matin

Hé, Mac Lovin!

Hé, Mac Lovin!

Vue sur le Queyras depuis 3000m de haut

Vue sur le Queyras depuis 3000m de haut

Pic et colégram

Pic et colégram

Lac de Foréant

Lac de Foréant

Deuxième campement

Deuxième campement

Bonjour, je voudrais une royale tête de biche

Bonjour, je voudrais une royale tête de biche

Coucher de Soleil

Coucher de Soleil

Il est où caillou?

Il est où caillou?

Récit du jour 2:

Au petit matin, le beau temps est de la partie (et il restera avec nous assez longtemps en fait, on a eu de la chance sur ce coup là, enfin de la chance… (c’est les trois petits points du suspense si t’avais pas compris)). On part donc de St Veran pour nous diriger en direction du Refuge d’Agnel via le Pic de Caramantran, perché à 3021m. Le matin se passe bien, avec une marche rapide en direction du pied du Pic. Beaucoup de monde sur les sentiers et pas forcément que des bons. Autant le premier jour, ça fait plaisir de voir de bons randonneurs, autant le deuxième nous donne l’impression d’une côte d’Azur à plus de 2000m. Pour le côté sauvage, on reviendra.

La première pause du midi donne le ton de la semaine : le plus dur va être la bouffe. Le lyo, c’est léger en masse, mais léger en goût aussi. Les premières ampoules (comment ça claque comme nom quand même) arrivent et les premiers moments de fatigue aussi. Peut nous importe (roh l’expression qui se la donne), on repart direction le Pic. Bon j’avoue, comme d’hab, je suis le dernier en haut. Je suis plus marche longue en plaine en fait. Monter pour redescendre (ou descendre pour remonter, ça dépend la psychologie de chacun), je n’ai pas trop l’habitude. Par contre, je n’ai pas explosé comme dans le Cantal. On se dirige ensuite vers le Col de Chamoussière à 2884m, puis le Refuge. Encore beaucoup de monde sur le chemin. Dans le bestiaire, on a des vététistes tarés avec une caméra sur le casque et une femme avec des chaussures de rando en talons. Dingue ça !

Au Refuge d’Agnel, beaucoup de monde qui plantent au bord de la route. Comme ça nous dit moyen, on préfère grignoter un peu sur le troisième jour en reprenant 270m de D+ pour atteindre le lac Foréant via le Col Vieux. Y a encore du monde qui bivouaquent mais moins qu’au refuge. Une bonne nuit à 2500m sur une surface plate avec un air kiss cool et ça repart pour le troisième jour. On ne se rend toujours pas compte que l’on est parti pour une semaine. Re-Dingue ça !

Va chercher un caillou?

Photographie du jour 3:

Le maquis, partisant de la libération

Le maquis, partisant de la libération

Fan de Dany Boon

Fans de Dany Boon

Fin de journée harassante

Fin de journée harassante

Pardon aux familles et tout ça!

Pardon aux familles et tout ça!

Troisème camp de base

Troisème camp de base

Lever de Lune

Lever de Lune

Récit du jour 3:

Le jour 3, le fameux. Le jour du plein le cul de Mac Lovin. Explication :

Chipoz devant le saucisson tendu par Mac: Give it to me, give it to me!

Départ comme chaque matin sur les coups de 8h40 en direction de Ristolas. Au programme 1000m de D- puis on se dirigera vers Abriès (à 1583m). La descente nous donne le temps de subvenir à un besoin naturel des plus jouissifs une fois accompli. On rencontre aussi un troupeau de moutons, un troupeau de lamas et un troupeau de touristes (quoique techniquement on est des touristes aussi). Une fois midi arrivé, on se retrouve aux abords de Ristolas, au bord d’un torrent auprès duquel on se lave et on reprend des forces. Y a pas à dire, l’eau des torrents, c’est quand même meilleur que l’eau du robinet.

L’après midi est un peu plus fastidieuse. On retire une étape de la semaine correspondant à prendre 800m de D+ pour redescendre sur Abriès. Vu qu’à midi, on est à côté, on va peut être pas planté maintenant. Mais 800m de D+ après les 1000 de D- (vous suivez toujours ?), non, ah non. Au final, on prend un chemin en plein cagna avec 300m de D+ bien vindicatif qui nous fait passer par un village abandonné des plus sympatischs. Et on y perd beaucoup de temps. On arrive alors à Abriès bien exploser et sans eau. D’autant plus que l’on doit continuer un peu sur le Malrif et qu’il n’y a pas de point d’eau à proximité. Il faut donc emporter de l’eau au campement. Allez hop, on charge la mule (mes épaules m’en veulent encore).

On finit par planter dans un hameau abandonné sur un terrain en pente. On passe notre soirée à manger nos repas de fête (tartiflette et truffade lyophilisées) et à contempler Lune et étoiles. Puis je passe une mauvaise nuit à cause de la pente (la pente, ça me donne des crampes aux fessiers).

Chipoz, après l’éjaculation d’une compote sur le pantalon: C’est des sauvageonnes les compotes de montagne!

Photographie du jour 4:

Nudisme

Nudisme

Mouche montagnarde

Mouche montagnarde

Monter pour avoir le droit de descendre

Monter pour avoir le droit de descendre

Vue au Col de Péas

Vue au Col de Péas

Et encore vous navez pas lodeur

Et encore vous n'avez pas l'odeur

Maison!

Maison!

Col du Péas

Col du Péas

Col du Péas (2)

Col du Péas (2)

Quatrième campement

Quatrième campement

Roh, ils ont pris le caillou là

Roh, ils ont pris le caillou là

Regard dune vache depuis notre campement

Regard d'une vache depuis notre campement

Passage devant le conseil

Passage devant le conseil

Récit du jour 4:

Jour 3 puis mauvaise nuit amènent à une explosion de ma part au matin du jour 4, lors de l’ascension du Col de Malrif à 2830m. Bien que j’avance plus vite que les groupes que l’on côtoie depuis la matinée, Mac Lovin va plus vite que moins et je dois craquer une capsule de bien être concentré pour recouvrir un peu de popo. Et une fois en haut, quand tu en as bien chié, et bien tu redescends. Et là tu te demandes ce que tu fous là. Le quatrième jour est mon jour du plein le cul. Je me demande ce que je fous là et pourquoi je marche. En même temps, je n’ai pas envie d’être dans un endroit en particulier. Alors pourquoi ne pas continuer ?

En nous dirigeant vers le Col du Péas (2629m), on prend un ancien sentier que plus personne n’utilise. Enfin un peu de solitude et de coin sauvage, ça fait plaisir. Et puis une fois en haut du Col, du plaisir à l’état pur. Plaisir parce que c’est 600m là, on les fera pas demain, plaisir parce que l’on est tout seul, et plaisir parce que le camp que l’on trouve ensuite et le meilleur que l’on ait jamais fais. Une très bonne nuit avec de l’air chaud qui remonte de la vallée, que du bonheur. C’est la réponse de la montagne à mon manque de motivation, maintenant, je suis blindé de bonheur pour le reste de la rando, et je me dis que le Queyras, ça vaut le coup !

Photographie du jour 5:

pas de photos

Récit du jour 5:

Rahlala, le jour 5. Vous vous souvenez des trois petits points du suspense. Concentre-toi parce que c’est ici que ça se passe.

Le matin, tout va bien. Je pète la forme et le chemin commence soit en descente, soit sur la ligne de niveau. Personne dessus, que du bonheur. Je commence à me sentir loin de tout, ce que je cherche en fait quand je pars comme ça. Du Col du Péas, on se dirige vers le Col du Tronchet via Souliers. On descend donc à 1844m pour remonte à 2347m. On explose un peu dans le Col du Tronchet (juste un peu par contre) mais au vue des gens en haut, on n’est pas les seuls. Un groupe de jeunes hollandais était devant mais on a réussi à les rattraper. Mac Lovin devant (comme d’hab’) je dois résister à plusieurs attaques des coureurs hollandais. Je me la joue au train au début, puis, eux se rapprochant, je pose une accélération (les visages se crispent dans le peloton) puis une deuxième à 100m du Col. L’honneur est sauf. Rah les putes, ils ont des concombres.

Chipoz: Je serais prêt à tuer l’hollandais pour chopper son concombre.

Tiens, c’est bizarre, commence à y avoir plein de nuages (rappelle toi, les …)…

Normalement l’après midi doit nous amener au Col de Furfande mais au vue de la carte (qui est encore vivante à ce moment là), on décide de prendre un autre chemin. Impossible de faire l’étape en une journée surtout avec le passif que l’on a dans les pieds. Oui je sais, on te déçoit. Mais ton avis, on s’en bat les (ndlr : non, ah non !)uilles.

On se dirige alors vers Arvieux, pour faire le plein d’eau avant de repartir vers les Escoyères. Et là, patatra (imagine le bruit du tonnerre). Pile poil au moment où je suis obligé de me masser le pied à l’Arnica tellement il me fait mal. Ne pleuvant pas encore, on continue direction le campement. Il est 16h30.


Hop hop, coupe la musique du haut et mets celle là:

Villargaudin + 15 minutes : « putain, c’est tombé pas loin là ». Il pleut. Il tonne. On est en plein dans l’orage à 1500m d’altitude. La foudre vient de tomber à 50m de nous. Souvenir de guide : mettre les sacs dans un coin, se mettre sur les pieds en boule et attendre. Attendre. Environ 1h15 exactement, sous la flotte avec la foudre qui tombe un peu partout. Flipper, c’est un euphémisme. Car comme seul occupation, on compte le temps entre l’image et le son. Et quand tu n’as pas le temps, ça craint un max. Les vestes sont trempées comme nos pantalons. Les chapeaux de cuir sont super utiles mais ça ne protège en rien au coup de foudre. A un moment, on décide de bouger, entendant de moins en moins de coups, tout au moins, uniquement dans la direction de Villargaudin. Direction les Escoyères en courant prudemment (c’est un concept nécessitant une forte dose d’adrénaline). Un pylône à côté du sentier nous bloque le passage. On s’arrête, on écoute… rien, on passe. Finalement les Escoyères, c’est une idée de merde. Direction la route au fond de la vallée. Et quand tu y es sur la route, et bien tu es content. Mais pas la carte qui n’a pas supporté les litres d’eau.

Choppe la douze!!

On se décide à stopper là les conneries et de chopper un gîte pour sécher les affaires et se remettre de nos émotions. On continue sur la route en direction du gîte de Bramousse. On y arrive à 20h30. Déjà 12h de marche dans les pattes.

Chipoz: “Bonsoir”

Femme du gîte: “Oulà, mais vous êtiez sous la pluie”

Mac Lovin: “Non, on s’est baigné avec nos vêtements”

Femme du gite: “vous voulez quoi? manger? dormir?”

Mac Lovin: “Tout,on veut tout”

Ca manque pas, on est l’attraction du soir dans le gîte, qui apparemment à constater de près la violence de l’orage. On sèche nos affaires, mange de la vraie nourriture (roh ce gratin de courgettes, j’ai failli en pleurer) et dort dans un vrai lit. Une douche comprise dans le pack nous fait passer une très bonne soirée.

Femme A: “c’est vous les naufragés?”

Chipoz: “oh, ce gratin de courgette me fait jouir de la bouche”

Femme B: “que direz vos mêres si elles savaient?”

Chipoz: “je me ferais clouer au mur”

Femme du gîte: “vous blaguez encore ou je vous montre votre chambre?”

Photographie du jour 6:

Pylône foudroyé

Pylône foudroyé

Lheure la plus longue

L'heure la plus longue

Yatta!!

Yatta!!

Morte au combat

Morte au combat

Dead line

Dead line

Récit du jour 6:

Le jour 6 est le jour du retour à Ceillac et on profite de l’effet retour à l’écurie. 3h prévu pour le Col de Bramousse, on se le fait en 2h. Juste assez de temps pour s’énerver contre les mouches et transpirer autant que pendant toute la semaine réunit. On arrive à la voiture tranquillement (à base de tranquillop) sur les coups de 12h. On va chercher les bâtons que l’on a laissé la veille à l’endroit où l’on a attendu 1h (avec encore une petite réminiscence de peur). On retourne au gîte pour payer la nuit (en fait c’est Mac Lovin qui m’en a fait cadeau, merci à lui) et on passe devant une voiture qui a pris une pierre. Elle est sur la route de la veille. Un rocher de 300kg est tombé sur les genoux du conducteur. Et là tu te dis que le Queyras, ce n’est pas aussi facile que ça en à l’air.

Au bilan, on a atteint maintenant les niveaux B5+ – R6, si ce n’est pas de la balounette tout ça. Reste plus qu’à trouver un autre projet pour repartir (quoiqu’un peu de temps pour soigner le tout, ça peut être pas mal aussi).

Un baroudeur malmené autour du Sancy

2009 juillet 27
Carte IGN 2432 ET
Durée 2 jours
Distance Entre 50 et 60km
Difficulté 4/5

Photographie :

Le petit lutin

Le petit lutin

Une photo presque nette

Une photo presque nette

Vue autour du Puy de lAngle

Vue autour du Puy de l'Angle

Puy de lAngle

Puy de l'Angle

Roc de Cuzeau

Roc de Cuzeau

Jolies fleurs

Jolies fleurs

Sommet du Sancy

Sommet du Sancy

Un cours deau

Un cours d'eau

Coucher de Soleil

Coucher de Soleil

Ce petit chemin

Ce petit chemin

Près de larrivée

Près de l'arrivée

Récit :

Parfois, je m’amuse à jouer à l’ouverture. Souvent avec des gens qui n’ont pas l’habitude de marcher en montagne, ou même en nature tout court. Et parfois, je me goure et j’emmène des marathoniens. Et là, je meurs !

Parce que cet enfoiré de marathonien (n’ayons pas peur des mots), il est capable de courir ce que toi tu fais en deux jours, voir une journée quand tu es vraiment en forme et motivé. Alors forcément, ce petit enfoiré, il tient plutôt bien la cadence. Et même mieux, c’est lui qui te donne la sienne. Et toi tu exploses dans les montées… oui je sais, ce n’est pas nouveau.

Le plan étant pourtant simple. Départ le col de la Croix Morand (ou de Dyane si vous préférez), direction le Sancy le premier jour. Retour tranquille le deuxième. Soit 1200m de dénivelé positif (noté dans la suite des articles D+) sur 25km pour les calmer un bon coup avec passages techniques, puis une fois qu’ils sont calmés, retour dans la douleur à la voiture. Admettez que mon plan étant wunderbar des petits oignons quand même.

Ce qui s’est passé ? Bah, j’étais tout le temps derrière hormis dans les passages techniques, où je les retrouvais souvent par terre. Bah oui, le marathonien sait endurer mais il ne sait pas marcher. Ou du moins, il n’anticipe pas le terrain. Par contre, il sait marcher dans la douleur, et même quand il a mal, il continue d’aller à fond. Le con.

Alors bien sûr, en haut des côtes, le marathonien a le teint un peu pâle, au moment de montée le bivouac, il n’y a plus personne, et il ne sait pas se servir d’un réchaud. Et là, ton côté baroudeur/randonneur (ou je suis en transition, il faudra que je remède à ça), et bien il est content. Non parce qu’être tout le temps derrière ça va bien un moment. Stopix les conneries moi je dis. Mais au bilan, j’ai mal partout, j’en ai chié, et ça m’apprendra à ouvrir ma gu[bip]. (De toute façon, il ne savait pas faire des sacs équilibrés… pff)

Bon que dire du parcours. Ma foi bien sympathique. Ca grimpe pas mal le premier jour mais on marche beaucoup sur les crêtes, du coup la vue est toujours sympa. Et le soir, ça redescend pas mal, donc les genoux prennent un peu. Ce qui tue pas mal, c’est le dernier raidillon de 150m de D+ sur 500m. Beaucoup de framboisiers et fraisiers sauvages aux bords des chemins et la vallée de Chaudefour n’a rien a envié de sa réputation. Le deuxième, un peu de bitume (histoire de se finir les genoux) et beaucoup de passage à couvert. Ou alors en plein cagna. Mais ça reste joli. Maintenant, le refaire en deux jours, je ne sais pas…

Maurice les chiffres (tiré du site http://www.skitour.fr/gpx/visugpx.php):

Nombres de points & Longueur

  • Nombre de points de trace : 152
  • Longueur de l’itinéraire : 23.29 km (mais Maurice dit 27km hein!)

Denivelés

  • Seuil actuel : 10 mètres
  • Lissage actuel : Pas de lissage
  • Denivelé positif cumulé : 1249 m
  • Denivelé négatif cumulé : 1510 m
  • Altitude maxi : 1846 m (le Sancy est à 1886m mais Maurice dormait à ce moment là)
  • Altitude mini : 1102 m
  • Altitude moyenne : 1411 m

Le tour du Cézallier en deux jours.

2009 juillet 14
par chipoz
Carte Carte IGN 1:25000 2534OT
Durée 2 jours
Distance Environ 40km
Difficulté 3/5

Photographie :

Vue au premier repas

Vue au premier repas

Lami Stan Le Moldave

L'ami Stan Le Moldave

Vue lors du premier repas

Vue lors du premier repas

Mon nouveau chapeau

Mon nouveau chapeau

Le gang du Cézallier

Le gang du Cézallier

Le Cézallier

Le Cézallier

Vue lors du second repas

Vue lors du second repas

Une lueur despoir?

Une lueur d'espoir?

Futur moment de flippe

Futur moment de flippe

Récit :

Et mon ami (rah non, je n’ai pas pu me retenir… mais que vais-je devenir), comment ça va bien ? Je vais profiter que je me sois retiré ma couche de sel et que je me suis soigné mes coups de soleil pour te raconter comment j’ai profité de mon week-end de quatre jours pour faire de la bonne baroude dans le Cézallier. Et en présence de l’ami Stan Le Moldave, qui doit dès à présent pleurer ses pieds.

Je sais ce que vous vous dîtes. Je vous connais comme si vous étiez sorti de mon utérus (bac S option techno). Vous vous dîtes : « attends attends, il dit quatre jours alors que dans le tableau du début, c’était marqué deuxjours. Il se fout de notre gueule, pardon, il se fiche de nous ». Ouais un peu. Mais non en fait, les deux premiers jours, j’ai fais des trucs qui ne vous regardent pas (et bim).

Il est temps de faire connaissance avec l’ami Stan Le Moldave, collègue de boulot, qui n’a jamais fais de randonnée de deux jours dans sa vie, de randonnée tout court je crois même, ou alors des petites, je n’ai plus tous mes neurones ce soir, c’est dur de se rappeler. J’ai donc profité de mon week-end pour inculquer quelques trucs à ce jeune tour du c… péon.

Départ depuis le Lac d’en haut de la Godivelle, direction aux premiers instants le Lac d’en bas de la Godivelle (que d’aventure dis donc). On a suivi sur une majorité du parcours la piste du tour du Cézallier symbolisé par une tête de vache rouge dans un carré blanc. Parce que des vaches dans le Cézallier, il y en a, et de toutes les marques en plus. D’ailleurs, tant que l’on parle des symboles de sentier de randonnée, j’aimerai savoir si ceux qui les peignent pour faire des points de repère savent ce que sait qu’un point de repère ? Une réponse négative pourrait expliquer beaucoup de chose.

Faudrait que je trouve un truc pour rendre plus piquant, ou tout du moins intéressant, les passages de marche. Je devrai peut être parler de l’état du terrain. Il faut que je me penche sur ce problème. Depuis la Godivelle, on se dirige dans un patelin du nom le Saillant (je ne rigole pas) en passant par Jassy, Boutaresse, Parrot et à proximité du Signal du Luguet. Le premier jour est propice au beau temps, et lors de notre premier repas (il marche bien l’ami Stan le Moldave), un premier conseil s’impose : « tu devrais mettre de la crème solaire l’ami Stan le Moldave, tout le monde n’a pas une peau comme la mienne avec du sang de tahitien ». Ça ne manque pas, à la fin de la journée, coup de soleil sur mes bras. Mais bon, l’ami Stan le Moldave lui, il a des chaussettes rouges maintenant. Autre passage cocasse, la traversé du plus grand pré que je n’ai jamais vu. Rempli de bestioles genre ruminantes. Au moins une centaine de bêtes. On s’engage courageusement et elles commencent à bouger dans notre direction. Seulement elles étaient devant nous, alors on ne comprenait pas trop pourquoi. On a très vite compris. Elles bloquaient le passage pour sortir du champ. On change alors de champ, les insultant de connes pout ne pas avoir prévu ce coup de Trafalgar. Manque de bol, les cons dans l’histoire, s’étaient nous. Il y avait un autre troupeau dans le nouveau champ… RUN IT !!!! Enfin, nous voilà vivant et bien installé au Saillant (avec des gens bizarres dans le patelin). La tente est en pente, on n’a pas eu le choix, mais on a une petite cascade pour mettre les binouzes au frais et se laver un peu. On mange et profite du beau temps en voie de disparition pour bien préparer la nuit.

La nuit… la plus flippante que je n’ai jamais eue. Je faisais le malin à croire que l’orage au loin n’aller pas venir vers nous. On s’endort puis on est réveillé par une pluie fine, puis forte et là, c’était boîte de nuit dehors. Genre stroboscope orageux. Je commence à compter l’écart entre le son et l’image pour évaluer la distance : 10s, puis 5s, 8s, 10s, ouf il s’en va, 4s, 1s, ah putain on va tous mourir, 4s, maman je suis vivant, 1s, raaah, et enfin 10s. Je peux vous dire, j’ai bien dormi après ces émotions (c’est fini, je ne dors plus sous les orages violents).

Au petit matin, je demande à l’ami Stan le Moldave si lui aussi a eu peur de l’orage. « Non, mais par contre j’ai mal dormi à cause des tops, j’avais peur pour le cassoulet et la tente ». Attends attends, des tops ? C’est quoi ça ? Ah des taupes. Bon, l’ami Stan le Moldave avait bien marché hier (quoiqu’il ait perdu des points en me demandant s’il pouvait marcher en jean), mais ce matin c’est dur. Je raccourcis alors le circuit pour rentrer au plus tôt. On passe alors par le Fayet, puis Montgreleix, la Bastide et Lascombe. Le temps du repas, je découvre les joies de l’omelette en poudre qui est délicieuse, et l’ami Stan le Moldave les joies du mal partout (faudrait que je vous raconte un jour ce que c’est que le mal partout). On repart direction la Godivelle et là, crevaison, crevaison dans le peloton. Une de ces ampoules vient d’éclater. Il me dit qu’il a comme une douce envie de chialer là, mais que ça va le faire. On finit par arriver à la Godivelle un peu claquer, au beau milieu d’une brocante avec danse auvergnate. A la voiture, on compte les points. Pour l’ami Stan le Moldave, ça sera trois ampoules pied droit et cinq pied gauche. Qui dit mieux ?