Et oui, ça va changer sur ce blog, et voici ce que je vous propose d’ici les prochaines semaines:
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changer de l’apparence du blog;
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réorganisation des catégories de posts pour classer les récits de randos géographiquement (après je ne me suis pas décidé si je classe par région ou département…)
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apparition d’une nouvelle catégorie où je vous propose des parcours de randonnées atypiques, voir, soyons fous, totalement touristique;
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un système de classement des tests matos plus mieux avec le label “Chipoz approuve this matos” (avouez que quand même, ça a la classe!)
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un compte Flickr plus fournis;
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et pour conclure, des posts albums photos paysage (si j’y arrive et ce n’est pas gagné…
Alors comme on dit par chez nous, sortons nous les doigts du cul et allons y gaiement!
Hey bande de gnoufs!
Je conçois que je ne bouge plus trop mon gros cul en ce moment sur les chemins de la baroude et je m’en vas t’expliquer pourquoi: c’est que je prépare un bon gros trail dont Hergé a le secret. Depuis qu’il me l’a mis profond sur mon terrain, c’est à mon tour de jouer sur le sien. Et croyez moi mes amis, ça fait mal de reprendre la course à pied. Bon, j’ai jusqu’au 5 décembre pour m’entraîner. Sur ce, ne vous impatientez pas (si c’est le cas, sinon il faut que tu t’impatientes), je reviens très vite sur les sentiers.
Au fait, je t’ai pas dis, mais va voir le blog du copain Kurt: http://lemonde2kurt.wordpress.com/
Je suis sur que ça lui fera plaisir
| Carte | IGN 2534 OT |
| Durée | 1 journée |
| Distance | Un peu moins de 25km |
| Difficulté | 3/5 |
Photographie :
Vue depuis le campement au petit matin
Récit :
L’homme est de nouveau de retour sur les terrains d’Auvergne. Cela fait longtemps que ses Globos n’ont pas écrasé de la bonne et tendre végétation sur les hautes terres du Cézallier. L’heure de la revanche a sonné…
Hey bande de gnoufs, me voilà de retour. Ha, vous pensiez que ce blog allait mourir comme d’autres blogs le font chaque jour. Que nenni! Vous êtes des sacrés mauvaises langues quand même. Bon, je sais que personne ne se dit ça mais pour flatter mon ego, je vais faire comme si. Je reviens donc après une petite pause sur les sentiers et cette saison 2009-2010 commence avec une sortie touristique de péons sur les plateaux des vaches auvergnates. 9 bons gros péons triés sur le volet et moi et mon chapeau: une bonne recette?
Mais avant de poursuivre ce magnifique récit, qu’est-ce qu’un Cerdien ? Un Cerdien est une personne étudiant au Cerdi… je vous vois venir, vous vous demandez ce qu’est le Cerdi ? (qui a dit une bonne blague ? je ne vous permets juste pas…). Et bien, vous pouvez prendre vos petites mimines et demandez à votre ami internet, on n’est pas chez Wikipédia ici… non mais oh !
Le programme du week-end est un campement le samedi soir pour un réveil matinal le dimanche avec 20km de marche devant nous. Je profite de l’occasion pour parfaire ma connaissance du terrain et je choisis alors d’aller dans un coin que je ne connais pas trop. Le campement est alors choisi au hasard sur la carte IGN. Un champ à l’abri de tout regard et bien isolé pour faire du bruit en toute tranquillité, sans trop se méfier. On trouve un champ (qui n’est pas celui désigné initialement parce que je tenais la carte) qui semblait pas trop mal à part que ça caillait pas mal. Manque de bol, on voit que des vaches montent depuis le village de Cureyre dans notre direction. Le temps de sortir la Panda du champ et on reste bloquer pendant un quart d’heure, temps nécessaire au troupeau de sentir les voitures et de se décider à entrer dans le pré. Bien sur, une fois ceci fait, la nuit est tombée. Commence alors la recherche d’un pré sans vache, recherche qui employa tout le potentiel de la Panda, avec un pare choc arrière mort au combat. Finalement, on en trouve un, et on monte les tentes. Il est 20h, on devrait déjà avoir monté le campement depuis 1h30… Chipoz, tes organisations sont toujours aussi géniales ! (ouais mais ça rajoute un petit peu de piment à l’aventure)
Le campement étant enfin en place, il est temps de festoyer ! Bon, je ne suis pas un grand partisan du soulage de gueule en beuglant comme des veaux en plein milieu de la nature, mais on supporte. Et puis ça réchauffe de boire un petit coup, car avec le vent et la pluie présents, on sent que certains niveaux de motivation chutent de façon dramatique. On commence à entendre des phrases dans le peloton qui font penser que demain ça va capoter. Mais non, après un repli stratégique dans la grande tente quatre places alors que l’on est dix, on se réchauffe. Et puis Météo Gland annonce une amélioration le lendemain.
Amélioration peut être mais ça caille toujours autant, surtout au réveil. Le temps de se réveiller, boire un café, plier le matériel, ranger le tout, il est dix heures… à les péons, vraiment une espèce à part. Le paysan arrive et lâche ses vaches dans notre pré, juste lorsque l’on sort. Allez hop, sac sur le dos et c’est parti pour 20km de marche, le temps de faire une bonne boucle.
La boucle (dont le fichier GPX est disponible en téléchargement) est vraiment sympathisch. Surtout avec les couleurs d’automne. Au final, j’ai de bons péons qui marchent bien et qui ne se plaignent presque pas. Il y avait bien un mouton noir dans le troupeau, demandant à quoi ça sert de monter pour redescendre (alors que moi, je me pose plutôt la question inverse). La pause de midi est bonne pour tout le monde : on profite du temps libre pour faire une micro sieste et envoyer quelques missiles (comprendre vannes) judicieusement placés. La fin de parcours est la partie la plus magique car totalement hors sentier, avec le fameux : On va où ? On coupe dans cette direction. On a alors eu droit à de la descente dans des feuilles mortes avec un cantalou rappelant son chien (Voyou ! Voyou !), de l’enjambement de barbelés (au moins une dizaine) et de bons passages à travers champ.
Au final, ce n’est pas 20 mais un peu moins de 25km dans les pattes. La balade s’est transformée petit à petit en rando, et j’avoue que je me suis bien marré. Mieux que mes colocs ces péons là. En plus, ils m’ont classé Guide niveau Indiana Jones, et randonneur professionnel… heureusement que Mac Lovin n’était pas dans le coin !
Heu Chipoz, comment tu ne postes plus rien sur ton blog. Mais oui, c’est vrai, voilà un moi que je n’étais pas revenu. Va falloir corriger tout ça, et surtout que je me remette à faire des randos digne de ce nom. Non pas que je n’en fais plus, mais je fais découvrir aux locaux les charmes de leur région. Et comme je vous en ai déjà parler, je vais pas me répéter. Alors patience, la rando bien sauvage arrive bientôt…
PS: je tiens à dire aux gens qui viennent ici uniquement pour voir des photos de nudistes… et bien excusez-moi, je trouve ça un peu border…
PSS: je ne vous l’avais pas dis: Mr POMME est de nouveau sur un sommet en pleine méditation. Indice: c’est en Auvergne. Alors regarder bien en haut des volcans et écrivez nous si vous le retrouvez…
Trois semaines avant le jour J, discussion entre Denis (un collègue du travail) et moi :
- Tu sais toi où c’est la Tchéquie ?
- Heu, tu sais, moi je mettais Limoges en Alsace alors la Tchéquie, j’aurai tendance à dire que c’est à l’Est.
- Ouais, ça doit être de l’autre coté de la Hongrie.
Après avoir regardé sur Wikipédia :
- Merde dis donc, c’est juste à côté de l’Allemagne, les cons !
- Putain de merde, faut qu’on aille voir ça !
Ce jour là, soit un peu moins de trois semaines avant de partir dans la BX rouge de Denis, on se décide de partir à la rencontre de nos voisins tchèques, situés à seulement 1200km de Clermont-Ferrand, parce que nous nous sentions un peu honteux quand même de ne rien savoir sur eux. L’idée de départ était de remplir la voiture de Coca-Cola, de Prince, d’aller à Prague le premier soir et d’essayer de rencontrer des gens dans la rue pour aller ensuite dormir chez eux (ou du moins essayer). Au cas où, nous avions quand même pris la tente et les duvets…
Premier jour, Plzen : « Voiture ? Tchèque ! Prince ? Tchèque ! Coca ? Tchèque ! Ok, let’s go ! »
Nous voilà donc partis en ce matin du 13 août 2009. Il est 7h00, et j’ai un peu la tête dans le cul. On part direction Prague, ne savant pas où nous allons dormir cette nuit. De toute façon, on s’est préparés psychologiquement à aller camper. On a quand même imprimé les mails des personnes du site CouchSurfing ayant répondu à nos requêtes.
On file donc direction Chalon-sur-Saône, puis Mulhouse, Freiburg, Nürnberg et Praha. Le compteur compte 261 023km. Le plein est fait. Les affaires sont organisées dans des caisses distinctes. Ca sent l’organisation là-dedans, ce qui contraste pas mal avec le fait que l’on part à l’arrache.
On s’arrête à Besançon pour faire un arrêt au stand et déjà on se fait remarquer. On a décidé de porter des chapeaux tout le long de notre trip pour attirer les gens curieux. Ca facilite l’intégration. On mange vite fait une tomate sur le parking du Carrefour local et on appelle nos contacts. Une personne répond que ce soir c’est possible. Direction Plzen, dans l’ouest du pays, pour rencontrer Pavel et ses amis.
Denis en Allemagne : « Putain, dès que tu te rabats dans ce pays à la con, tu te fais baiser ! »
Pour pouvoir rouler sur les autoroutes tchèques, il vous faut avoir une vignette. Première chose que l’on apprend, c’est qu’en Tchéquie, ils n’ont pas encore l’Euro, mais la couronne tchèque (le taux est de 1€ pour 25kc). Bon. Du coup, on n’a pas de couronne pour acheter la vignette, mais la madame de l’autre côté de la vitre nous trouve sympathique et nous autorise à payer en euro, avec un taux de change idéal de 1 pour 18. Roh la salope ! Premier contact avec le pays de destination, et on se fait baiser. Qu’est-ce que ça va être ensuite ?
On arrive à Plzen à 19h. 12h de route dans les pattes, ça flingue un peu. On rencontre Pavel et son pote Joseph qui parle français. Pavel comprend aussi un peu le français. La transition va donc pouvoir se faire en douceur. Quoique, la douceur, ça commence par Pavel qui nous dit : « Ok, first thing, you have to drink a beer ! ». Aïe aïe aïe. Le ton est donné. La République Tchèque est le pays où l’on boit le plus de bière par habitant, soit 185L par an, contre 160L pour l’eau. On arrive dans un bar où la tireuse est sur la table (génial) et on goutte notre première bière. Elle n’est pas aussi forte que la belge (basse fermentation qui disent) mais elle est meilleure que l’allemande. Joseph essaye de nous faire croire qu’ils ont une spécialité à base de caniche mais je suis le seul à tomber dans le panneau et à avoir envie d’essayer (il paraît qu’ils ont même des fermes d’élevage). Pavel nous informe que son coloc va arriver et qu’on ira ensuite voir la ville en limousine. Quoi une limousine ? Mais on est tombé où là ? Une sacrée bande de déconneurs ce soir là, puisque la limousine est un Barkas 1000, une espèce de camionnette avec un moteur 2 temps d’un litre, à la mélodie si pétaradante. On peut même voir le moteur depuis l’intérieur en soulevant une trappe.
Il nous emmène voir un point de vue de la ville et on va ensuite faire le plein de liquide au supermarché, avant d’arriver chez Pavel, en ayant au préalable (vous suivez ?) récupérer une amie de Joseph répondant au nom d’Adela. La suite ? On mange Denis et moi, on boit tous ensemble, on discute de tout et de rien, de Boris Vian et Didier Super, on boit de l’alcool de poir…………[un trou de conscience, il paraît même que j’ai mangé un bout de poire qui mariné dans l’alcool]……nal aller se coucher. Il est 4h du matin.
Deuxième jour : de Plzen à Zlin : « C’est cher, mais j’en veux deux »
Réveil à 9h. Bien dormi mais peut être pas assez. Tout le monde a une tête dans le brouillard, tout le monde a trop bu ou tout au moins trop de boissons différentes. Les mélanges, ça vous tue un homme. Petit déjeuner avec douche permet de retrouver un bien être précaire mais quand même présent. On visite la ville avec le colocataire de Pavel (désolé, j’ai oublié le prénom, honte à moi) avant de manger une pizza avec lui et sa copine. Il nous propose de rester encore un jour car il y a une autre fête le soir même et là Denis sauve notre honneur en inventant le concept du trip : « one day, one place ». Bon, il ne nous reste plus qu’à trouver un autre endroit où aller. Un contact se concrétise à Zlin. Le colocataire (hum… Mister X ?) nous dit qu’il n’y a rien à voir et à faire à Zlin. Du coup, on est ultra motivé à aller sur place. Le temps de dire au revoir à Pavel (qui bossait ce jour là et je n’aurais pas aimé être à sa place) et nous voilà partis vers Zlin, totalement à l’Est du pays.
Sur le voyage, on passe près des villes de Praha (ça doit être d’ailleurs la fois où l’on est passé le plus près) et de Brno. Entre les deux villes, l’autoroute est assez immonde avec des dalles de bétons qui ont mal vieillis et du coup, des bosses tout le long du parcours. Le tableau de bord s’en donne alors à cœur joie, déjà qu’à la base, il est assez excité… hein Denis ? On arrive à Zlin tant bien que mal. C’est une jolie ville mais on sent déjà un passé industriel important et surtout que… ha tiens, le voyant de la batterie s’allume… tin merde !
Notre contact CouchSurfing à Zlin s’appelle Vera. On l’attend devant une banque ressemblant étrangement à la société générale en France. Un groupe au loin nous fait des signes pendant que Vera nous parle au téléphone et nous demande si on la voit. « Merde, elles ont douze ans » me dit Denis en voyant des jeunes au loin nous saluant. Bon bah, on y va. En fait, les jeunes nous saluent à cause de nos chapeaux et ils se tirent quand on arrive vers eux. On ne comprend plus rien du tout. En fait, Vera est sur l’autre trottoir avec ses amies. On a juste fait peur aux jeunes.
Direction chez Vera qui nous apprend des mots en tchèque, nous fait boire (on commence à chopper le coup ^^), nous parle de ses voyages et de son pays. De notre côté, on leur apprend à ouvrir une bouteille de vin avec un tire-bouchon, on leur parle de notre trip. Elles (Vera et ses amies, tu suis ou quoi ?) nous emmènent sur le plus haut gratte ciel d’Europe Centrale (16 étages) pour nous montrer la ville. Zlin est l’ancienne ville où Bata (la marque de chaussures) a fait ses débuts. Un peu comme Clermont-Ferrand avec Michelin sauf que Bata, lui, il est parti en Thaïlande. On se sent un peu comme chez nous dans cette ville. On file ensuite direction un club pour aller écouter du Drum’n Bass, trouver un gars qui fait du Beat Boxing comme tu n’as jamais entendu, et se prendre des taules au baby foot (elles ne jouent pas avec les vraies règles aussi). Retour ensuite chez Vera vers 2h du mat’ par un parc. « Vous devez vous sentir fier de passer dans ce parc ! » nous dit-elle. Oui oui, on se sent fier, mais plus fatigués en fait. On s’enrôle ensuite pour notre première vraie nuit dans le pays.
Troisième jour : de Zlin à Tisnov : « How long do you stay ? » « One day, one place and tomorrow is an other day ».
Lever à 11h. Ca fait du bien de dormir. On file chercher notre petit déjeuner dans la voiture (on est comme ça nous, on ne s’intègre pas le matin, c’est trop sacré). Nom de… la cuisine est verte pétante. Véra nous explique qu’elle la voulait rose bonbon, suite à un accident de Coca qui a ruiné ses anciens murs. Mais le rose coutait trop cher donc c’est devenu du vert. On lui prépare un petit café dont j’ai le secret, et apparemment, c’était un peu beaucoup trop fort pour elle. Elle nous explique aussi qu’ici, on ne fait pas la bise à moins d’être extrêmement proche et que serrer la main est valable aussi pour les demoiselles. Ca explique beaucoup de choses…
On la quitte à 13h30 pour visiter Zlin en plein jour, manger un kebab vietnamien et se diriger ensuite direction Tisnov, une ville de 7000 habitants à côté de Brno. Arrivée sur place, on espère que le contact local nous appelle mais des soucis de communication amènent à ce qu’on doit camper ce soir. Avant cela, on assiste à un meeting politique des sociaux démocrates du coin, on essaye de parler allemand avec une vieille dame dont on ne comprend pas l’accent, on se dirige vers Dolni Loucky où l’on bouquine un peu. On trouve ensuite une colline sur laquelle on campe. On se fait un petit feu bien sympathique et des bonnes pâtes. On entend au loin un feu d’artifice et des champs. Merde on rate un truc là. Tant pis demain, on va à Trebic à l’ouest avant d’aller à l’extrême est du pays, dans la ville d’Ostrava. Il parait qu’il n’y a rien à voir là-bas.
Quatrième jour : de Tisnov à Ostrava.
On se lève tôt ce matin, pour aller voir la ville de Trebic. On ne comprend pas. Hier, samedi, personne ne travaillait et aujourd’hui dimanche, on voit beaucoup de monde qui bosse… c’est quoi ce bordel ? Ah oui, bordel se dit aussi en tchèque. Faîtes gaffe ! On repart ensuite direction Ostrava. On remarque qu’il n’y a pas d’aire de pique-nique sur la route, du coup, on doit manger le midi comme des pouilleux à côté d’une station service. Il fait chaud aujourd’hui. Arrivée à Ostrava, personne dans les rues. La ville est jolie, mais les grandes rues vident nuit un peu à l’ambiance générale. On constate alors qu’il n’y a rien à faire ici, hormis visiter l’ancienne mine. Ce soir, on doit aller dormir dans une famille dont la fille, notre contact, s’appelle Martina. Cependant elle n’arrive qu’à 22h ce soir. Tant pis, on se dirige vers chez elle vers 16h. Denis essaye de démarrer… plus de batterie. A partir de maintenant, il faut pousser pour démarrer. Ca durera jusqu’à la fin du trip. On arrive au sein de la famille. Les parents nous parlent un peu de la ville, nous montrent la chambre, ça va être long jusqu’à ce soir. Gabriella, la cadette nous propose d’aller de venir avec elle et ses amis se baigner dans la rivière. On se décide à les suivre.
Houlà. L’intégration dans le groupe est difficile, surtout avec les gars. On se repose un peu tout en discutant. On file ensuite direction la maison pour prendre une douche et manger local. Et là c’est le choc. On s’aperçoit que l’on n’a pas vraiment la même vision du CouchSurfing. Eux, c’est le père qui gère le tout en mettant ses filles devant et en dictant les mails. Putain de merde. Bon demain on se tire, et puis bon, ils nous ont bien aidés quand même avec notre batterie. On dort avec un Chinchilla dans la chambre. Ils nous disent qu’il ne fait pas trop de bruit… mais ils savent qu’il chante pendant la nuit ce truc ?
Cinquième jour : d’Ostrava à Pardubice.
Petit déjeuner un peu plus convivial. Les parents ne sont plus là et on peut enfin discuter un peu avec des filles un peu plus débridées. Elles nous donnent un contact pour essayer de réparer notre alternateur (le truc qui recharge la batterie en temps normal). Duda qu’il s’appelle. On le trouve mais il nous dit que la voiture doit rester immobilisée trois heures et que ça coutera 150€. Heu, non en fait. On redémarre en poussant pour se diriger vers Pardubice où notre contact local est Corinne, une française qui bosse à l’alliance française depuis 5 ans. L’alliance française est une association qui donne des cours de français aux locaux. En l’attendant, on visite la ville, mange au Mac Do qui coûte aussi cher que si on mangeait dans un vrai restaurant et on va lire dans un parc. Elle arrive, on discute, on mange et on va voir un film (une daube) français diffusait en plein air. On rencontre un de ses collègues tchèques bien sympathique qui nous apprend d’autres mots. A l’entracte, un orage nous fonce dessus. On va se réfugier dans un bar avant de retourner chez Corinne pour manger ses chocolats et jouer comme des gamins avec ses casses têtes. Corinne nous apprend pas mal de chose sur la vie en Tchéquie. Saviez-vous que le salaire moyen est un peu moins de 500€ ? Du coup, si les restos ne sont pas chers pour nous, ils le sont pour eux.
Denis : « comment on dit moustique en tchèque ? »
Tchèque (oui, j’ai oublié aussi son prénom) : « Komar »
Romain : « ça je vais le retenir facilement, c’est comme connard avec un m »
Sixième jour : de Pardubice à Hradec Kralové : « oh putain des touristes ! »
Notre prochain contact est à Hradec Kralové, à 30km au nord de Pardubice. Il nous faut déplacer la voiture de 150m pour éviter le sabot. Comme on est con, au lieu de la pousser, on veut la démarrer. On rate trois fois avant de réussir à la démarrer dans la rue à contre sens. Avant le petit déjeuner, c’est rude. On prend le matin pour visiter le château de la ville et manger avec Corinne, Guillaume, un jeune auvergnat bossant à l’alliance et le pote tchèque d’hier. On mange du camembert fris avec des frites, c’est sympa. Et ça ne nous coute vraiment pas grand-chose.
Ok, direction Hradec Kralové. On arrive au bord de la ville et on gare la voiture dans un coin pour prendre le bus. On a envie d’essayer. Toutes les villes sont équipées de trolley bus, c’est marrant. Ca contraste pas mal avec la vision à Ostrava des gens qui jettent leurs déchets dans l’eau. On visite la ville, prends des photos et cherche un endroit où dormir, le contact local semblant nous faire faux bond. On tombe sur nos premiers touristes qui sont deux suisses. On va au parc pour essayer de trouver quelqu’un mais personne. On retourne à la voiture et on retrouve les deux suisses. On discute un peu avec elles avant d’apprendre qu’elles sont au camping du coin. Bon allez pourquoi pas ?
On file donc au camping après avoir fais le plein de vivre au supermarché du coin. On tombe là-bas sur un couple de vieux belges qui nous tapent la discute, on monte la tente et on fait le tour du camping. Les suisses n’arrivent que dans une heure, on a encore le temps. On constate que le camping est un peu hors concept en fait, puisque l’on se retrouve au milieu de pleins de touristes. Tant pis, maintenant qu’on y est. Elles arrivent tant bien que mal (qui a dis que les suisses sont lents ?J) et on passe la soirée ensemble, qui se finira sur de la tisane tchèque totalement immonde. Le problème avec les suisses, c’est qu’ils parlent toutes les langues que nous parlons. Elles en avaient une autre que l’on ne comprenait pas. Impossible pour Denis et moi de parler sans qu’elles comprennent alors qu’elles le pouvaient. Ce n’est pas drôle ça.
Septième jour : de Hradec Kralové à Dolni Loucky. « He’s the driver, I’m the pusher »
7h du matin. Un gamin tourne autour de la tente en criant « Mamek mamek !! ». Du coup, on se réveille dans une humeur plutôt… je n’aime pas les gens. « Mamek, mamek, bah tiens pfou pfou (bruit de silencieux imité avec succès) ». Denis me dit de faire gaffe, c’est plutôt international comme son. On prend notre petit déjeuner au milieu de cadavres de guêpes que Denis tue, et des mameks locaux. Les suisses ne se lèvent bien plus tard que nous. On traîne un peu sur place, en jouant à la pétanque et en leur apprenant à jouer. Les tchèques nous regardent en se demandant à quoi on peut bien jouer (ne mens pas, je le sais que tu te demandes). On quitte les suisses qui vont vers Olomouc, pour retourner à Dolni Loucky, ayant repris contact avec notre contact (joli !) là-bas.
On trouve Eva dans un tout petit village perdu au milieu de nulle part, dans une charmante petite maison. On se fait encore chambrer sur le fait que les français ne prononcent jamais les « h » en anglais, et que du coup, c’est difficile de savoir si l’on a faim ou si l’on est en colère. Un autre couchsurfeur doit arriver dans la soirée, un américain répondant au nom de Cameron. On laisse Eva manger pour aller marcher autour de chez elle. On trouve un plagia de ranch américain vraiment bien fait pas très loin, puis une magnifique vieille forêt nous ramenant au moyen âge. On retourne à la maison pour passer une soirée très instructive avec Cameron (qui ne parle que de grands espaces (mon premier américain en vrai)), Eva et Angie, le petit copain d’Eva. Denis communique mieux que moi, car le niveau d’anglais est un peu élevé pour moi et je ne comprends tout qu’avec une minute de retard. Pour la spontanéité c’est raté.
Huitième jour : de Dolni Loucky à Ceské Budejovice. « See you somewhere, somehow, someday ».
Dernier jour en Tchéquie. On déjeune avec Eva à qui on fait essayer le petit déjeuner à la française avant de la laisser pour rejoindre la région de Ceské Budejovice. Les touristes sont de retour, aie aie aie. On fait recharger notre batterie chez Citroën (gratuitement attention) le temps d’une pré visite rapide de la ville. Mais pas assez longtemps pour avoir une batterie pleine. On visite le coin avant de retrouver Gabrielle, une française en stage dans le coin. On se repose chez elle le temps qu’elle finisse le boulot pour ensuite aller boire et manger en ville puis assister à un concert de toulousains. Ils se donnent à fond les gars, ça fait plaisir. Gabrielle nous parle de sa vie sur place et de son boulot. On passe une bonne soirée avant de retrouver un lit et de se préparer à revenir en France.
Neuvième jour : Go back to France.
On part à 7h du matin. Aujourd’hui est prévu plus de 12h de route avec une batterie morte. On a contre nous la police tchèque car on doit rouler les phares allumées en Tchéquie, la météo qui annonce de la pluie (et pas de batterie, pas d’essuie glace), le temps de parcours car on doit arriver avant la nuit. Ca commence à faire beaucoup. D’autant plus que ce matin, il y a du brouillard. Et puis avec deux pleins à faire sur le parcours, il nous faudrait redémarrer deux fois. Et donc pousser.
Cette journée se passe comme dans le film Apollo 13. A peine que tu as résolu un problème qu’un autre survient.
On sort de République Tchèque en croisant plein de fois la police qui ne semble pas décider à nous arrêter. On doit trouver des stations services en pente mais on s’en sort. En Allemagne, on rencontre un orage violent qui poussent les allemands à attendre sur la voie d’arrêt d’urgence avec les warnings (et nous, on n’a pas trop d’essuie glace en fait). Après cet orage, on croit avoir récupérer notre alternateur mais pas assez longtemps en fait. On continue sans rencontrer trop d’orage en Allemagne, ainsi qu’en France. Arrivée en Alsace, un second plein est nécessaire. Cette fois-ci, on rate le premier démarrage et on bloque tout le monde. Va falloir faire un démarrage en marche arrière que l’on réussit. Maintenant la montre rentre dans la partie. Et là Denis me dit « Au fait, y a pas une électrovanne qui contrôle l’arrivée de gasoil dans le moteur ? » « Heu, c’est la merde là ». Le voyant d’ABS s’allume pour nous indiquer qu’il n’a plus assez d’énergie pour pouvoir fonctionner. Ca craint ca craint ca craint. On sort de l’autoroute et premier arrêt brutal de la voiture à cause de l’électrovanne. On pousse la voiture pour la mettre sur le bas côté avant de chercher quelqu’un avec des câbles. On trouve une femme qui accepte de nous aider. On redémarre juste et on file, parce qu’il faut que l’on arrive avant la nuit. Mais la batterie n’a pas le temps de se recharger en deux minutes de charge. On tombera en panne en tout quatre fois mais on peut rallier Clermont. En arrivant, chez Denis, plus rien ne fonctionne dans la voiture. L’appuie sur la pédale de frein finit de vider la batterie. On est arrivée après 14h de route. Quelle aventure. Mais un road trip sans panne de bagnole n’aurait pas été un vrai road trip.
Au bilan ?
La France. Pays du croissant et du bon café. Pendant longtemps, j’avais souhaité revenir chez moi et maintenant que j’y suis, je me sens bizarre. Une folle envie de repartir à l’aventure plutôt qu’au boulot. On a vraiment vécu une expérience incroyable au contact de pleins de gens intéressant. Visiter la République Tchèque sans Prague, ça s’est du tourisme alternatif. Alors je remercie toutes les personnes qui nous ont aidés durant notre voyage découvert, et j’espère pouvoir un jour vous rendre la pareille. Tiens c’est bizarre, je n’avais jamais remarqué qu’en France, les gens souriaient…
Le compteur indique 265 098km, ce qui nous fait un road trip d’environ 4100km.

I'm a poor cowboy

Vivres

La bande de Pavel

Réunion de crise

La fameuse limousine

Plzen

Attention, ça va passer au vert!

Zlin

Chez Vera

Une cuisine verte

Brochette de tas de boue

Le plus haut gratte ciel d'Europe Centrale

Un moulin

Tisnov

Attention, la gare...

Premier bivouac

Trebic

Ostrava

Pub local

Un nouveau concept de vente

En Tchéquie, on roule phares allumés

Quel beau pays!

Pradubice

Chez Corinne

Mesdames et messieurs, un tchèque

Hradec Kralové

Premier camping

Chez Eva

Ceské Budejovice

Chez Gabrielle
| Carte | IGN 2432 ET |
| Durée | 2 jours |
| Distance | Entre 50 et 60km |
| Difficulté | 4/5 |
Photographie :
Le petit lutin
Une photo presque nette
Vue autour du Puy de l'Angle
Puy de l'Angle
Roc de Cuzeau
Jolies fleurs
Sommet du Sancy
Un cours d'eau
Coucher de Soleil
Ce petit chemin
Près de l'arrivée
Récit :
Parfois, je m’amuse à jouer à l’ouverture. Souvent avec des gens qui n’ont pas l’habitude de marcher en montagne, ou même en nature tout court. Et parfois, je me goure et j’emmène des marathoniens. Et là, je meurs !
Parce que cet enfoiré de marathonien (n’ayons pas peur des mots), il est capable de courir ce que toi tu fais en deux jours, voir une journée quand tu es vraiment en forme et motivé. Alors forcément, ce petit enfoiré, il tient plutôt bien la cadence. Et même mieux, c’est lui qui te donne la sienne. Et toi tu exploses dans les montées… oui je sais, ce n’est pas nouveau.
Le plan étant pourtant simple. Départ le col de la Croix Morand (ou de Dyane si vous préférez), direction le Sancy le premier jour. Retour tranquille le deuxième. Soit 1200m de dénivelé positif (noté dans la suite des articles D+) sur 25km pour les calmer un bon coup avec passages techniques, puis une fois qu’ils sont calmés, retour dans la douleur à la voiture. Admettez que mon plan étant wunderbar des petits oignons quand même.
Ce qui s’est passé ? Bah, j’étais tout le temps derrière hormis dans les passages techniques, où je les retrouvais souvent par terre. Bah oui, le marathonien sait endurer mais il ne sait pas marcher. Ou du moins, il n’anticipe pas le terrain. Par contre, il sait marcher dans la douleur, et même quand il a mal, il continue d’aller à fond. Le con.
Alors bien sûr, en haut des côtes, le marathonien a le teint un peu pâle, au moment de montée le bivouac, il n’y a plus personne, et il ne sait pas se servir d’un réchaud. Et là, ton côté baroudeur/randonneur (ou je suis en transition, il faudra que je remède à ça), et bien il est content. Non parce qu’être tout le temps derrière ça va bien un moment. Stopix les conneries moi je dis. Mais au bilan, j’ai mal partout, j’en ai chié, et ça m’apprendra à ouvrir ma gu[bip]. (De toute façon, il ne savait pas faire des sacs équilibrés… pff)
Bon que dire du parcours. Ma foi bien sympathique. Ca grimpe pas mal le premier jour mais on marche beaucoup sur les crêtes, du coup la vue est toujours sympa. Et le soir, ça redescend pas mal, donc les genoux prennent un peu. Ce qui tue pas mal, c’est le dernier raidillon de 150m de D+ sur 500m. Beaucoup de framboisiers et fraisiers sauvages aux bords des chemins et la vallée de Chaudefour n’a rien a envié de sa réputation. Le deuxième, un peu de bitume (histoire de se finir les genoux) et beaucoup de passage à couvert. Ou alors en plein cagna. Mais ça reste joli. Maintenant, le refaire en deux jours, je ne sais pas…
Maurice les chiffres (tiré du site http://www.skitour.fr/gpx/visugpx.php):
Nombres de points & Longueur
- Nombre de points de trace : 152
- Longueur de l’itinéraire : 23.29 km (mais Maurice dit 27km hein!)
Denivelés
- Seuil actuel : 10 mètres
- Lissage actuel : Pas de lissage
- Denivelé positif cumulé : 1249 m
- Denivelé négatif cumulé : 1510 m
- Altitude maxi : 1846 m (le Sancy est à 1886m mais Maurice dormait à ce moment là)
- Altitude mini : 1102 m
- Altitude moyenne : 1411 m
















































